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Mugazabaldu, Bidassoa Txingudi et la 2ème Guerre mondiale

Samedi 25 janvier 2020, Ramon Barea, historien membre de notre association, nous a offert une journée dédiée à la connaissance et la mémoire des nombreux événements survenus sur notre territoire entre les années 1936 et 1945. Une conférence le matin en salle et une sortie sur le terrain l'après midi ont ravi les 28 personnes présentes. Parole à Elyane Tuyaa-Boustugue, adhérente qui nous raconte le déroulement de la journée.

| 04 Février 2020

Le matin, à Asporotsttipi, maison de la corniche sur les traces de la mémoire avec Ramon Barea qui nous présente son travail.

La conférence nous amènera des années 36 aux années 45. Les archives de la grande Histoire croisera les histoires des humains. La passion qui anime Ramon, s’exprime dans son diaporama. Il nous a offert des témoignages de sa collection personnelle, documents historiques et photographies.

Il nous a aussi donné à voir 4 photos inédites venues des archives allemandes (réception de ces 4 photos 4 jours avec la conférence).

Certaines de ces photos traduisent l’émotion des familles brisées, séparées par la frontière, leur désarroi après l’incendie d’Irún. Mais aussi la vie multiple dans cette croisée des chemins. L’incongruité, les contradictions, les dissonances de l’histoire seront au rendez-vous.

Sur cette terre basque, dans un sens et dans l’autre, passeront sur les ponts de la Bidassoa, traverseront dans les barques, tellement de nationalités.

Parfois la colonne des réfugiés atteignait 15km (Le serpent).

Un pont sera construit, depuis disparu, pour permettre le passage des minerais, dont le tungstène ou la bakélite, ainsi que d’autres richesses.

Des ports d’Hendaye ou de San Sebastian des cuirassiers géants rapatrieront ou emporteront vers les Amériques ces personnes que les soubresauts de l’Histoire ont fait se trouver là, à ce moment-là.

L’antisémitisme mais surtout la peur a fait partir les gens. Les riches, les pauvres rencontrent les maquignons-passeurs et les services secrets. On parlait alors de "l’autoroute des rats".

Des migrants viennent aussi de l’est, de l’Asie. On les appelle indifféremment les russes.

Parfois, c’est la promesse non tenue d’un avenir meilleur ou le travail obligatoire qui a fait se déplacer les ouvriers venus de tout point d’Espagne ou du Pays Basque pour construire les murs de défense, celui de l’atlantique, celui du Villespin et celui du côté Pyrénées françaises. Point de l’histoire où la dette contractée par Franco envers l’Allemagne nazie rejoint le besoin de travail de sa population et l’utilisation des prisonniers.

Ce travail forcé a fait mourir sur cette terre des républicains enterrés dans les fosses communes.

L’après-midi, à Oiartzun, sur les traces de la mémoire, Ramon Barea, le même toujours passionné, nous a entrainé à pas de géant entre le 13° et le 20° siècle. Cependant une stèle rappelle la vie 2000 ans avant Jésus Christ.

Le support pour cette enjambée de l’histoire a été la montée vers les ruines du Château-fort de Beloaga dont les pentes sont truffées de tunnels bunkérisés. Nous sommes sur la montagne d’Arkale.

Ce château-fort est le seul vestige de cette époque. Tous les autres ayant été rasés au 13° siècle par les castillans venus occuper la Navarre de l’époque.

Ces défenses illustrent la ligne de front Villespin allant du Jaizkibel à l’Aia. Grace aux archives nous savons maintenant que cette ligne était censée protéger l’Espagne franquiste d’abord de l’évasion d’espagnols puis d’une invasion allemande.

Les couloirs creusés dans la roche au marteau-piqueur que nous avons visités témoignent du travail d’esclaves que les Républicains ont effectué. Tout cela pour un résultat dérisoire comme le souligne le surnom donné à cette ligne de front par les soldats, ligne appelée Patxinot (référence à la ligne Maginot, Patxi étant la référence à Francisco Franco).

Merci à tous pour cette balade partagée.

Elyane Tuyaa-Boustugue


Le abeilles solitaires à l'ouvrage sur les dunes de Sokoburu

Belle rencontre sur les dunes de Sokoburu

| 19 Février 2020

Le CPIE est composé de membres bénévoles (270) et de membres salariés. Certains ont des compétences naturalistes et observent la biodiversité de notre précieux littoral basque... Parole à Aline qui nous raconte une belle rencontre naturaliste sur les dunes de Sokoburu à Hendaye…

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Ornithologie transfrontalière Bidassoa Txingudi

| 11 Février 2020

Nous sommes au rendez-vous samedi 1er Février 2020 à 9h30 à l’entrée du Parc écologique de Plaiaundi pour célébrer la journée mondiale des zones humides. Arrivé en avance, Etienne nettoie avec minutie les lentilles des deux longues vues, afin d’offrir des images de qualité aux participants. Le temps très nuageux nous donne quelques inquiétudes, la météo est cependant optimiste et la matinée passera sans une goutte de pluie.

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Le Colisée affiche COMPLET pour la soirée co-animée par l'APVH et le CPIE Littoral basque

Sale temps pour la planète… au secours " Arriskua " !

| 10 Février 2020

Lundi 3 Février, 230 personnes étaient réunies au cinéma le Colisée à Biarritz. L’association de protection et de valorisation de la falaise (www.apvfalaise.fr) nous avait invité à l’occasion de la célébration de ses 20 ans. En fait tout a commencé au mois de juillet 2019...

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Photo atelier nichoir à pollinisateurs 01 02 2020 @Jacqueline Riquier

… Samedi 1er Février 2020, la Maison de la Corniche ressemblait à une ruche !

| 03 Février 2020

Eh bien non, justement, il ne s’agissait pas de mettre des abeilles en boîte mais d’accueillir dans nos jardins des insectes pollinisateurs. Aline et Etienne (bénévole et naturaliste- technicien de l’environnement) offraient un atelier participatif à une vingtaine d’adultes et enfants afin de construire " son nichoir à pollinisateurs ".

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Asporotsttipi, Maison de la Corniche Basque
Route de la Corniche - 64700 HENDAYE-HENDAIA

Conservatoire du littoralConseil Départemental 64Hendaye | Hendaia

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